Réunion du SNGC du 14 décembre 2007

 

Présents : Jean Marie Vetel, Marie Dominique Lussier, Michel Salom, Christian Le Provost, Bernard Poch, Laure Braeckman, Dominique Vaschalde, Marie Christine Schatz, Anne Konrat

Excusés : Alec BizienMarc Berthel, Christophe Dourthe, Jean-Luc Fanon, Sylvie Maignan.

 

ATTENTION : APPEL A CANDIDATURE EN FIN DE CR POUR L’AG DU 15 MAI 2008

 

Le plan solidarité grand âge semble sinon contesté du moins en difficulté de financement, on peut donc s’inquiéter sur les créations de diverses places qui étaient prévues (tant en ville qu’à l’hôpital) destinées aux personnes âgées:

la pathossification de la Dominic qui permet de déterminer le budget « soins » variable des EHPAD n’est pas remise en question sur le principe mais il semble que les DDASS ne respectent pas le décret financier pour les établissements déjà moins mal dotés que les autres ;

En clair on abonde un peu les pauvres et pas les moins pauvres (ne parlons pas en la matière des plus riches !!!)

La CNSA  soutient le principe du financement des EHPAD en fonction de la gravité de la perte d’autonomie et de la gravité des maladies des pensionnaires accueillis et  souhaite d’ailleurs une implication forte de l’Assurance Maladie dans ce dispositif en particulier au niveau de l’enseignement.

La CNSA souhaite  que la formation à PATHOS soit effectuée par un médecin conseil et un gériatre référent de façon conjointe : c’est une décision qui est actée, il restera à mettre en place dans les régions cette organisation pédagogique en 2008.

Catherine REA est désormais la correspondante « officielle » de l’assurance maladie pour PATHOS et sera responsable pour l’assurance maladie de la mise en œuvre sur le terrain des formations et des validations en partenariat avec le Pdt Vétel.

 

Jean Marie Vétel signale que si quelqu'un a des difficultés avec un médecin-conseil à propos d'une coupe PATHOS, il faut faire remonter l’information – et le nom de ce médecin - afin de travailler avec l’assurance maladie à une harmonisation des pratiques.

 

 

New AGGIR : son officialisation  doit passer prochainement au journal officiel, plus rien ne s’opposant à sa parution (dixit le cabinet de Mme valérie LETARD)

Dans chaque département une personne sera formée à New AGGIR.

Cette personne en formera une autre dans chaque EHPAD/USLD et cette personne formera dans son EHPAD ses équipes à la cotation New AGGIR.

Jean-Marie Vetel fournira le CD-ROM de formation qu’il a élaboré avec Ducoudray à ceux qui auront été formés (principe idem DVD  Pathos).

Il faudra donc que chaque département désigne un formateur départemental qui deviendra le formateur et le référent AGGIR, Il restera à mettre en œuvre la procédure « politique » de sollicitation de conseils généraux pour qu’ils envoient des formateurs se faire former…

 

Coupes PATHOS

Se pose le problème pour le futur du renouvellement et du contrôle des coupes PATHOS. Idéalement il faudrait que ces coupes aient lieu tous les ans pour ajuster les budgets en fonction de l’état des patients et pensionnaires  mais le temps disponible  par le service médical et les effectifs des médecins-conseil ne le permettent pas.

Dans ce cas les contrôles pourraient être aléatoires ou éclairés par  la  mise en place d’éléments d’alerte (variation brutale du GMP ou du PMP, nombre inhabituel de SMTI etc.).

 

Si les T2 ont été dans l’ensemble bien compris, les litiges entre établissement et médecin-conseil portent surtout sur les P2 et les R2.

Il importe que la cotation corresponde aux besoins réellement souhaitables et+++ réalisables des patients : il faut à la fois

- ne pas coter d’actes abusifs (par exemple actes effectués par un kiné pour pallier à un manque d’aides-soignants ou des actes de fait impossibles à réaliser chez un malade trop grave)

- ni non plus sous-coter (par exemple ne pas coter d’actes nécessaire de kinésithérapie si l’établissement ne trouve pas de kiné…)

Le gériatre (et/ou le coordonnateur) est l’expert qui détermine les besoins réalistes des patients

Il est important de bien justifier médicalement toute cotation dans le dossier médical et soins du patient: par exemple ce n'est pas parce qu’un résident est calme au moment du passage du médecin-conseil qu'il ne justifie pas d'une cotation en P2. Mais il faut que les problèmes comportementaux soient régulièrement mentionnés  dans le dossier médical.

Le problème de l’indépendance du médecin coordonnateur vis à vis du directeur est ici clairement posé car on est informé de coordonnateurs subissant des pressions pour trouver des PMP élevés (revoir les statuts des MC+++une commission sur ce thème à été annoncée par Mme LETARD)

 

 

Réforme USLD : longs séjours et EHPAD. La partition: la grande arnaque ?

La réforme se passe de façon variable  selon  les régions :

Certaines DDASS assimilent le nombre de SMTI+M2 de chaque établissement à ses besoins en lits de SLD. or il était bien prévu au départ que le nombre de SLD devait se calculer non seulement en fonction des SMTI + M2 mais aussi en projection de la démographie et en fonction des besoins du bassin de vie. Le risque de cette dérive si le nombre de SLD est mal calculé c’est l'engorgement d’amont des SSR puis des services de médecine, faute de lits d’USLD en nombre suffisant  pour les malades graves.

Actuellement dans les régions où cela se passe le mieux, 45 à 50 % de la capacité des USLD reste en long séjour sanitaire.

Le souhait du SNGC est que les DDASS prennent acte du nombre de lits dont la région a réellement besoin même si leur financement ne peut être assuré d’emblée mais doit être étalé sur quelques années.

 

Après la partition EHPAD/USLD, l'établissement a trois ans sur la partie EHPAD pour mettre en adéquation la lourdeur de ses résidents avec le budget si celui ci est supérieur à GMP+2,59PMP.

Les lits de long séjour qui basculent en EHPAD doivent bénéficier des mêmes moyens qu'autrefois. Mais pendant combien de temps ?

Selon Michel Salom, si on n’enlève effectivement pas de moyens à l'établissement, par contre il est souvent demandé à l’établissement de prendre en charge dans le cadre du budget soins  des prestations qui n’étaient pas prévues au départ (transport,  matériel lourd, formation…) et qui ne sont pas prises en compte dans PATHOS , d’où un risque de paupérisation progressive des établissements.

Le SNGC demande que la CNAM définisse clairement ce qui doit être compris dans le budget soins

 

 

Un texte résumant les positions du SNGC sur ces divers points de l’actualité  doit paraître dans la revue de gériatrie de décembre

 

 

 

Les personnes de moins de 60 ans ?

Laure Braeckman demande ce qu'il en est des personnes de moins de 60 ans :

Réponse :Elles bénéficient d'un autre système de financement car une personne de moins de 60 ans relève d'une maison d'accueil spécialisé (MAS). Si on a une proportion non négligeable de personnes de moins de 60 ans dans l’établissement,  il faut demander à avoir budgétairement quelques lits de Maison d’Accueil. Spécialisée car les ressources d'une M. A. S. sont quasiment le double de celles d’une USLD.

La circulaire du 10 mai préconise qu'il faut intégrer des unités spécialisées de personnes de moins de 60 ans au sein des USLD mais elle ne précise pas avec quel budget ! 

 

Le Rapport Menard sur l'Alzheimer : effet d’annonce ?

Il présente de nombreuses lacunes : il est fait mention du médecin généraliste pour des consultations longues mais pas de sa formation+++; le médecin coordinateur est encore moins cité. Une personne atteinte d'une maladie d'Alzheimer ne semble pas relever de médecine de CS mais de SSR. Il n'est pas fait mention d'une unité de psycho-gériatrie  sanitaire en USLD, ni mention d'une filière géronto-psychiatrique : il n'est préconisé que des soins à domicile avec psychomotricien et ergothérapeute ainsi que des soins si besoin en  hôpital de jour : on rêve…

En fait il y a un seul mot d'ordre : les malades Alzheimer n’ont rien à faire à l'hôpital (ce qui n’est pas toujours vrai). il n'y a pas de calendrier, pas de financement : la suite en 2008.

Le SNGC va adresser un texte co-élaboré avec la SFGG au Pr Ménard afin de souligner les manques de ce rapport

 

L’ordre du jour étant épuisé la séance est levée à 16h30

 

Dr Vétel

 

Annexes

 

ANNEXE 1

 

Positions 2008  du SNGC sur 10 points clé concernant les gériatres et leurs malades

Afin que le bureau représentant les collègues et les adhérents du SNGC se calent bien sur nos actions pour l’année à venir voici les thèmes prioritaires et nos positions syndicales sur ces sujets :

Positions actuelles du SNGC sur 10 points clé concernant les gériatres et leurs malades

 

1/ les dérives éthiques

Ces dérives sont permanentes, récurrentes  et la plus grande vigilance est de mise que les personnes soient en ville ou à l’hôpital. Les sous effectifs en personnel sont la première cause de maltraitance et de dérive éthique.

Les refus d’admissions aux urgences en raison de l’âge sont courants avec renvoi immédiat en EHPAD le SNGC le dénonce..

Les EHPAD servent donc de plus en plus fréquemment de variable d’ajustement au fonctionnement hospitalier…un pas de plus et les personnes âgées seront priées de se faire soigner dans leur EHPAD et de ne plus encombrer l’hôpital (effet pervers de la réforme de la tarification avec AGGIR et PATHOS si on ne met pas de limite quantitatives au nombre de malades aigus temporaires pouvant être pris en charge en EHPAD)

Le SNGC alerte depuis longtemps  sur les ravages de la TAA à l’encontre  des personnes âgées.

Ce système, outre le fait qu’il ne rémunère pas toutes les activités (non prise en compte de la perte d’autonomie, non prise compte de TOUTES les pathologies)  a surtout introduit  le paiement en points lors de la sortie hospitalière du malade ;

En conséquence, la recherche d’une  DMS « courte » dans les esprits (même des gériatres)  génère des sorties du court séjour prématurées et donc  in éthiques vis à vis des personnes âgées ; personne ne peut le nier

Que nous mijote la DHOS sur la TAA SSR ? notre inquiétude est grande en présence du black out complet de l’administration sur ce sujet. En tout cas si le dispositif rémunère au séjour, les dérives éthiques seront les mêmes qu’en CS.

 

 

2/ la filière gériatrique et le plan solidarité grand  âge

Reprenant dans ses grandes  lignes les 33 mesures du « manifeste de la gériatrie » le SNGC a toujours soutenu ce plan  tant dans l’organisation gériatrique souhaitable que dans les objectifs clairement affichés de quotas de personnel à atteindre ;

Nous avons cependant trouvé ce plan un peut timoré dans ses objectifs de nombre de lits dévolus à la gériatrie : pour notre part nous revendiquons :12 000 à 15 000 lits de court séjour gériatrique, le double de lits de SSR en aval de ces lits de CS soit 30 000 et beaucoup plus si nous devons accueillir en aval les patients des autres services de spécialités et 40 000 à 50 000   lits de SLD sanitaires(nous y reviendrons)

Quant aux consultations externes de gériatrie elles sont indispensables, mais leur mode de financement n’est pas favorable à leur déploiement (en particulier les consultations longues alzheimer)

 

Il faut savoir que ce plan est actuellement très contesté par les financiers de Bercy qui le trouvent trop coûteux !

 

 

3/la psycho gériatrie dans la filière gériatrique

Ce n’est un secret pour personne que les psychiatres sont en sous effectifs et déjà submergés par la prise en charge psychiatrique des adultes.

Certes quelques collègues géronto-psychiatres  s’intéressent aux problèmes des personnes âgées, mais force est de reconnaître que nous avons bien du mal à faire prendre en charge les personnes âgées en centre hospitalier spécialisé et donc qu’il nous revient d’assurer le court séjour psycho-gériatrique , le « soins de suite » psycho-gériatrique , et le SLD psycho gériatrique, au pire seuls ou au mieux avec l’aide de quelques rares vacations de psychiatre.

Le SNGC soutient qu’il  appartient donc aux gériatres de mettre en place au sein de la filière gériatrique sanitaire des structures en filière psycho –gériatrique, en particulier celle consacrée à la maladie d’Alzheimer et  à ses troubles du comportement. Nous avons transmis à Joël Ménard ce point de vue critique sur son rapport.

 

 

4/ L’avenir des SLD

Rappelons d’abord que le SNGC  a évité, in extrémis, la bascule totale des SLD dans le secteur médico-social (ce qu’avaient  parfois déjà fait malgré nos alertes les DDASS lors des premières signatures de conventions tripartites, alors que nous avions conseillé de longue date de signer 2 conventions, l’une sanitaire l’autre médico-sociale ce qui était parfaitement possible) ;

Certaines régions avaient donc ainsi déjà totalement basculé comme la Bourgogne….la bascule inverse ne sera pas aisée….

La redéfinition des SLD, insistant sur leur volet sanitaire avec nécessité pour certains malades de bénéficier au long cours d’une permanence infirmière et d’un plateau technique a permis de sauvegarder le principe de cette structure dans le champ sanitaire.

Restait à déterminer le nombre de lits requis ;

La coupe PATHOS devait permettre entre autres éléments de disposer d’un indicateur parmi d’autres pour déterminer à l’échelle d’un bassin de santé la planification des besoins en lits à échéance de 5 ans.

Le nombre de SMTI+M2 ne correspond absolument pas à cet exercice, nous nous en sommes expliqué avec Mme PODEUR et le SNGC devra  continuer à protester s’il en est ainsi ;

Cela est d’autant plus ridicule qu’avec un nombre trop faible de lits de SLD c’est toute la filière d’amont qui s’engorgera et la TAA gériatrique qui en pâtira. Car il y aura désormais 2 files d’attente celle des lits d’EHPAD et celle des SLD

 

5/ la nouvelle gouvernance, la découpe en pôles, la part variable salariale

le SNGC  a toujours exprimé les plus grandes réserves sur ce nouveau charcutage hospitalier, tant sur la forme par son risque de déstabiliser encore plus l’hôpital par des mariages forcés, sans parler du détournement d’activité médicale vers des charges administratives à l’heure où l’on manque de médecins, que sur le fond 

Ce système de financement par pôles  a introduit dans l’hôpital 2 notions très nouvelles :

 le Lucre  et l’appât du gain

 

Le lucre : Le risque est en effet grand de voir le chef de pôle tout faire pour que son pôle gagne le plus  d’argent possible même si c’est au détriment de l’éthique+++ entre autre par des sorties prématurées.

La qualité du soin et la maîtrise médicalisée des dépenses de santé n’ont rien à voir ici au contraire.

Ce système n’encourage pas le bon soin mais le plus d’actes possibles utiles ou inutiles, médicalement justifiés par les sociétés savantes ou l’HAS ou non ;

L’appât du gain : L’introduction au sein du statut unique des PH de la part complémentaire variable pour le salaire des PH est un nouvel élément de discorde entre collègues en introduisant un bonus financier à l’activisme et là encore pas forcément au « bons soins » nous sommes donc résolument contre.

 

6/ les financements des EHPAD et des SLD

le SNGC  a salué dans ces secteurs  l’arrivée d’un financement des soins Assurance Maladie « intelligent » abondant financièrement doublement chaque établissement en fonction de la perte d’autonomie constatée et de la gravité des maladies constatées chez les pensionnaires et les malades.

Ce mode de financement apparaissant plus équitable qu’un forfait national soins indépendant de l’état de personnes surtout quand on constate l’immense disparité de l’état des patients d’un établissement à l’autre.

Cependant le SNGC veille à ce que la plus extrême vigilance soit de mise d’une part pour que l’abondement financier ainsi calculé soit réellement attribué et  d’autre part pour que l’on n’impute pas ou ne réintègre pas en catimini sur ce financement à l’heure de la vérité des prix des frais  extérieurs non compris dans le GIR et le PATHOS (transport, gros matériel etc.)

 

7/les médecins coordonnateurs d’EHPAD

le SNGC  a été à l’origine de la création de ce corps de métier décidé lors de la mise en place de  la réforme de la tarification.

Le bureau du SNGC comprend 2 vice présidents l’un PH, l’autre médecin coordonnateur et le bureau comprend  plusieurs médecins coordonnateurs.

Nous défendons cette profession car elle est directement responsable de l’amélioration de la qualité de soins en EHPAD

Nous approuvons les missions dont le médecin coordonnateur  est investi et qui devraient grandement améliorer la qualité de la prise en charge des pensionnaires et de leurs  maladies stabilisées  en EHPAD.

En revanche dès l’origine,  leur statut ne nous a pas satisfaits et l’instabilité de ce nouveau métier  a montré que nous avions raison.

Le SNGC  a obtenu de la Ministre qu’un groupe de travail multi partite recense les problèmes et blocages et qu’ensuite le statut soit adapté aux objectifs fixés ;

Nous avons poussé à la création des fédérations régionales de médecins coordonnateurs et de la fédération nationale afin que cette profession ait du poids dans les négociations futures.

 

8/les équipes mobiles et les réseaux ville hôpital

Les équipes mobiles ne sont pas encore présentes dans tous les établissements.

Lorsqu’ elles existent on constate qu’en intra hospitalier leur mission de conseil dans la bonne prise en charge et dans la thérapeutique passe souvent au second plan depuis quelques temps derrière une mission de dégagement prioritaire des services de court séjour de spécialité qui sont souvent plus intéressés par leur rôle de recherche d’une solution d’aval pour avoir une DMS courte que par les conseils de bonne gériatrie.

Le SNGC estime que la possibilité d’extension de leurs missions à l’extérieur de l’hôpital est extrêmement importante car les EHPAD sont, faute de médecin sur place, très demandeuses d’un avis gériatrique.

La création  d’une structure de coordination ville hôpital afin d’éviter l’envoi aux urgence injustifié et de favoriser les consultations gériatriques externes ou les admissions directes est fortement soutenue par le SNGC qui se mobilise de longue date pour la création pérenne de réseaux gériatriques (que la tête de réseau soit hospitalière ou en ville peu importe), dans l’intérêt des malades et des finances publiques. Ce combat devra être poursuivi car le financement des réseaux alors qu’il devrait être en expansion est actuellement en régression, dans le même temps  tout le monde les trouve indispensables pour la continuité des soins et le bon chaînage ville hôpital…

incohérence des pouvoirs publics !

 

 

9/la défense des intérêts des PH

Comme nous l’avons dit plus haut, la défense directe des PH n’est pas la mission du SNGC

Se pose donc le problème d’adhérer à une intersyndicale ou à un syndicat en charge de ces aspects.

Dans le passé nous avions adhéré à la CMH présidée par François AUBART mais les positions prises par cette intersyndicale minoritaire, favorable à  la TAA, à la nouvelle gouvernance, à  la part variable à l’opposé des positions  des autres syndicats de PH qu’il s’agisse de la CHG ou de l’INPH ont conduit le bureau par un vote majoritaire à quitter depuis 2 ans cette organisation dont nous ne partagions pas les positions.

Certaines voix s’élèvent maintenant pour que nous adhérions à nouveau à  une intersyndicale.

Nous les avons reçues une par une et le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne nous ont pas convaincus de leur intérêt pour nos problèmes spécifiquement gériatriques ;

Si toutes ont largement approuvé notre charte de revendications, aucune n’a pris fait et cause et  fait avancer nos problèmes.

Nos 1000 voix OUI pour augmenter leur puissance, mais, porter nos messages et nous aider à les faire entendre au plus haut niveau NON il y a des sujets beaucoup plus importants….

Alors pourquoi ne pas laisser chaque gériatre libre de son appartenance et adhérer s’il le souhaite intuitu personnae au syndicat de PH  de son choix ?

 

10/ les outils AGGIR et PATHOS

Créateur en son temps de ces 2 outils en partenariat avec la CNAM , ces outils nous semblent meilleurs pour l’évaluation de l’autonomie que les ADL et IADL américaines et pour PATHOS que le PMSI et la TAA car prenant en compte tous les états pathologiques et pas seulement 2 et découplés de la DMS.

Ces outils sont devenus, outre des outils d’évaluation permettant de faire la photo des personnes, des outils officiels de tarification.

Nul doute que l’irruption de l’argent dans le système risque fort de peser sur  le bon usage de ces outils entre un Etat qui veut payer le moins possible et des utilisateurs qui veulent des moyens ;

Mais c’est là la rançon de tout système d’évaluation, ce ne sont pas les outils qui sont en cause mais l’usage qu’on en fait, les dérives des IADL ou du PMSI sont identiques, ne nous trompons pas de cible.

La seule chose que peuvent faire les concepteurs c’est :mettre à disposition le meilleur guide du codage possible, éclairer les points classiquement litigieux, assurer des formations et des reformations validées, montrer que l’intérêt des médecins  est de jouer la vérité médicale .

La menace du retour au forfait « identique pour tous » étant le principal argument si trop de falsifications flagrantes  apparaissaient ;

Conjointement la formation gériatrique des confrères valideurs  est à approfondir , le copilotage des formations avec la CNAM va insister sur ces points.

 

ANNEXE 2

 

 

 

HARMONISATION DU CODAGE PATHOS 2008

 

 

Document co-rédigé : Dr Vetel chargé de mission PATHOS et CNAMTS

 

 

 

Préambule

 

Ce document est destiné aux médecins réalisant les coupes PATHOS au sein des établissements et aux médecins conseils en charge des validations de ces coupes.

 

Il a pour objectif de :   

 

 

 

Ce qui compte c’est ce qu’il faudrait faire (et pas forcément ce qui a été prescrit qui n’est ni forcement légitime ni forcément suffisant)

 

Les questions qui doivent être posées sont les suivantes :

 

Pour le profil envisagé, le patient est il d’accord, est il capable, va-t-il participer, peut il en tirer bénéfice ?

 

qui pourront aider à juger de la situation et du besoin de soin du patient (ANTCD, pathologies en cours, traitement, transmissions IDE écrites permettant de vérifier l’état du patient (troubles du comportement, épisode aigus, décompensations…, leur sévérité, leur fréquence, les mesures appliquées).

 

L’absence totale d’information conduit à refuser un codage.

Une information très succincte peut conduire à coder avec l’hypothèse basse.

 

Dans le doute le patient doit être vu conjointement par le médecin conseil et le médecin coordonnateur ou à défaut par le médecin qui a renseigné la coupe.  

 

Ces recommandations seront actualisées pour tenir compte des évolutions en matière de prise en charge gériatrique notamment en ce qui concerne les démences.

CODAGES

 

 

1.      Codage P2

 

 

P2 associé à syndrome démentiel :

 

Sous entend que le diagnostic est établi et que l’on estime que le patient devrait ou  pourrait bénéficier en vue du traitement spécifique de la maladie neurologique  démentielle d’une stimulation cognitive en atelier mémoire (bien différent de la simple participation ou simple présence aux « animations d’après midi  même si ces activités participent pour une certaine part à une stimulation cognitive»),

Cela suppose donc des fonctions intellectuelles suffisantes dans le cadre d’une démence débutante à légère telle que décrite dans le guide de codage, ce qui signifie un MMS à 20 ou à 19 pour les patients n’ayant pu bénéficier d’une scolarité jusqu’au certificat d’étude.

Si le malade à des fonctions intellectuelles trop altérées et reçoit comme traitement symptomatique de sa maladie des anti alzheimer : codage S1

 

 

 

P2 associé à des troubles du comportement (agitation ou APATHIE) :

 

Sous entend la nécessité d’une prise en charge relationnelle soit par le psychologue soit par l’équipe formée et « sous le contrôle » d’un psychologue quand il y en a, car on est en soins requis !

 

Le dossier de soins IDE (ou le dossier médical) doit objectiver une forte sollicitation de l’équipe soignante avec description des troubles+++ et éventuellement description de l’efficacité de la prise en charge relationnelle qui calme les symptômes comportementaux du malade.

Ce qui est important ce sont la ou les pathologies psychiatriques sous jacentes qui sont à l’origine de ces troubles du comportement (et qui doivent être mentionnées+++)

 

Les profils en P indiquent que l’on insiste sur la prise en charge Psy (P1 beaucoup de psychiatre, P2 beaucoup de psychologue) ;

 

Les profils T2 ou S1 indiquent qu’on est essentiellement sur le versant médicaments et médecin gériatre.

 

Les malades peuvent ainsi avoir :

§         2 codes P2 sur 2 pathologies distinctes : relevant d’une prise en charge surtout relationnelle.

§         ou P2 pour l’une et P1 pour l’autre lorsque l’intervention relèverait de la psychiatrie.++ (et ce même si il n’y a pas de psychiatre dans le bassin de vie, car on est en requis+++)

§         ou P2 ou S1 pour le trouble du comportement et T2 ou S1 pour la pathologie psychiatrique sous jacente si le « médicament » semble prioritaire.

On peut aussi avoir P2 troubles du comportement associé à une démence S0 pour marquer l’origine démentielle même si elle n’est plus traitée , mais bien entendu le P2 doit être relié à anxiété ou dépression qui complique le syndrome démentiel.

 

 

2.      Codage R2

 

 

Sous entend en terme de soins requis, que la prise en charge est :

§         possible pour le malade qui va coopérer, et légitime

§         utile à son état 

§         et quelle devrait être effectuée par un kinésithérapeute 15mn/jour en salle de kinésithérapie, en chambre pour ceux qui ne peuvent se déplacer (AVC massif, appui non encore autorisé après fracture du col fémoral…)


Ce n’est pas parce que s’est prescrit que le codage sera accepté car on est dans le soin utile requis

 

Cela sous entend également que l’âge ne rentre pas en ligne de compte.

 

Activation à la marche 

 

Le guide propose le codage R2 dans le cadre d’une « activation à la marche »

On entend par là qu’on prend en fait le pari d’une revalidation à la marche (barres parallèles, montée et descente d’escalier chez un patient qui marchait et qui au décours d’une pathologie récente intercurrente ne marche plus ou qui présente une instabilité à la marche mais dont on pense sincèrement que la kinésithérapie pourrait l’améliorer.

A l’avenir, cette démarche devrait être inscrite au dossier du patient notamment lorsqu’est prescrite de la kinésithérapie.

 

 

La simple stimulation ou besoin de stimulation pour aller à la salle à manger ou à l’animation lorsqu’on fait marcher « au bras » de l’AS ou de l’ASH ne se code que trouble de la marche S1 et pas R2.

 

 

 

 

 

Possibilité de coder plusieurs R2  pour un même patient :   OUI 

 

Oui : s’il s’agit d’une rééducation spécifique articulaire pour des pathologies distinctes éloignées et identifiées :

ex R2 associé à pathologie de l’épaule (rééducation de l’épaule + R2 associé à pathologie de la hanche. Ou R2 épaule, associée R2 trouble de la marche

 

R2 au long cours

 

 

Le codage R1 peut être proposé si l’état du patient justifierait une prise en charge type rééducation fonctionnelle qui est plus lourde de niveau SSR et qui suppose que le patient soit en état et d’accord pour le supporter.

Si rééducation kiné couplée à rééducation orthophonique après AVC avec patient pouvant participer° alors codage R1 possible.

 

Au-delà de 6 mois il faut trouver des éléments dans le dossier qui permettent de justifier la poursuite de la rééducation.

 

 

Entretien à la marche

 

Entretien à la marche de quelqu'un qui marche : codage S1

 

 

Prévention des rétractions :

 

Codage dans la rubrique trouble de la marche/état grabataire S1 (mais ne peut s’appliquer systématiquement à tous les patients grabataires car la prévention fait partie des soins de base déjà valorisés par le GIR) donc possible si AVC ou Charcot ou SEP voir Alzheimer dans certains cas

(voir le patient peut être très utile dans ce cas)  

On doit donc avoir des informations sur la pathologie particulière s’accompagnant habituellement d’une évolution vers des rétractions.

 

 

R2 car intervention effective actuellement d’un kinésithérapeute :

 

On doit se placer dans le cadre du soin requis et non constaté.

 

Le dossier médical doit dans ce cas contenir un minimum d’information concernant ce besoin de soin, avec suivi des objectifs de soin. 

La mobilisation passive des patients alités pour une affection aigue ou sub aigue (pansements lourds, M1, M2 est déjà incluse dans les profils)

 

 

 

3.      Codage DG

 

 

Pour toute pathologie où il est associé, ce codage suppose qu’une démarche effective et objectivable dans le dossier, serait souhaitable même si pour diverses raisons cela n’a pas été fait. Là encore l’intérêt et l’utilité de la démarche doivent être évalués et les questions à ce poser restent toujours les mêmes :  

 

le patient est il d’accord, est il capable, va-t-il participer, peut il en tirer bénéfice ?

 

Seules les démences légères à modérées non encore traitées peuvent justifier DG si on est en période exploratoire et avant tout traitement.

 

 

 

 

4.      Codage M1 associé à codage T2 

 

 

 

Le codage T2 dans ce cas concerne une pathologie intercurrente que l’on prend en charge pour éviter de majorer l’inconfort ou la douleur du patient.

 

Par exemple broncho-pneumopathie T2 pour prise en charge d’une pneumopathie d’inhalation  chez un patient codé état terminal M1 sur un cancer digestif. 

 

Les soins techniques et psychothérapeutiques en regard de la pathologie justifiant l’état terminal associé à M1 sont déjà compris dans le profil M1.

 

Il est important d’expliquer l’état terminal par la ou les pathologies causales en codant ces pathologies S1 s’il y a encore administration de médicaments ou S0 dans le cas contraire (et si ils sont légitimes+++ les anti Alzheimer ne sont pas légitimes dans les états terminaux M2 ou M1).

 

 

 

Document établi à la demande conjointe des médecins coordonnateurs et des médecins conseils

Vient en complément du guide de codage mais ne le remplace pas

 

 

 

 

 

Annexe 3

Offres d’emploi SSR

 

Résidence Jean d'Orbais

Appel à candidature

pour un médecin gériatre à plein temps,

chef de service des soins de suite.

Profil: Médecin qualifié en gériatrie ou titulaire de la capacité de gériatrie.

Conditions: A pourvoir rapidement.

 

    ØRémunération CCN 31 octobre 1951 (FEHAP)

            ØAstreinte à domicile partagées, selon conditions FEHAP

            ØCDD évolutif vers CDI

Contact: Adresser CV et prétentions.

                        Pour tous renseignements,contacter Madame Patricia CHRETIEN-PERVEYRIE Directrice

à la Résidence Jean d'Orbais BTP-RMS 3 RUE BERTRAND DE MUN 51100 REIMS

tel:03 26 02 50 50 fax:0326025111 e.mail: p.chrétien@probtp.com

 

 

L’HOPITAL DE GUINGAMP RECHERCHE UN MEDECIN GERIATRE TITULAIRE DE LA CAPACITE OU EN FORMATION POSTE PH TEMPS PLEIN

Création de 20 lits de SOINS DE SUITE FEVRIER 2008.

Adresser Candidature :

 

Annette CORBEL Service de SOINS DE SUITE CENTRE HOSPITALIER

17 rue de l’Armor 22200 GUINGAMP

E.mail : annette.corbel@ch-guingamp.fr

                                  

 

LE CENTRE HOSPITALIER DE LANNION-TRESTEL RECHERCHE

UN MEDECIN TEMPS PLEIN DIPLOME EN GERIATRIE (OU EN FORMATION)

CANDIDATURE ET Cv à

MONSIEUR LE DIRECTEUR- BP 70348 – 22303 LANNION

TEL : 02 96 05 70 10 MAIL : sec-directionh-lannion.fr

RENSEIGNEMENTS : Docteur A.Albaret responsable du pôle gériatrie Tel : 02 96 05 70 94

 

Je suis à la recherche d’un ou d’une gériatre pour occuper un poste de praticien hospitalier à temps plein au Centre de Gérontologie du Centre Hospitalier d’Abbeville dans la Picardie maritime.

 

L’équipe médicale est actuellement composée de quatre médecins.

Vous pouvez envoyer une lettre de candidature accompagnée d’un CV par courrier à l’adresse suivante :

 

Docteur F. Delahaye Centre hospitalier d’Abbeville Centre de Gérontologie 80-82, route de Doullens, 80100 Abbeville ou par e-mail à l’adresse suivante :Delahaye.francois@ch-abbeville.fr

 

Le Centre Hospitalier Nord Deux Sèvres (CHNDS) recherche un gériatre pour un poste à pourvoir de Praticien Hospitalier temps plein pour une activité multisite, partagée entre le secteur sanitaire et le secteur médico-social

contacter le Directeur des Affaires Médicales M. Mirland

au 05 49 68 49 68 poste 1200 ou 1201 ou 05 49 68 31 19



 

 

 

RENOUVELLEMENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

ELECTIONS 2008

 

 

 

Nous appelons les candidatures aux ELECTIONS

 

 

Elles doivent être adressées par écrit au Secrétaire du Syndicat

 

Docteur Alec BIZIEN

Pavillon Raymond DECHELOTTE

HOPITAL G. CLEMENCEAU

91750 CHAMPCUEIL

Tel : 01.69.23.21.75

Fax : 01.69.23.21.85

alec.bizien@gcl.aphp.fr

 

 

La date limite de réception de ces candidatures est fixée au

 

 

10 février 2008 AU SOIR

 

 

L’ASSEMBLEE GENERALE DU SYNDICAT NATIONAL DE GERONTOLOGIE CLINIQUE

 

AURA LIEU

 

LE 13 MARS 2008 à PARIS