Le Syndicat des pharmaciens des hôpitaux
(SNPHPU) va provoquer la fermeture immédiate d’un grand nombre d’hôpitaux
locaux
A Gordes, une situation assez commune dégénère en
« affaire nationale » et pourrait entraîner la fermeture de nombreux
hôpitaux en ce début de vacances. Après une dénonciation d’employés auprès de
la DRASS PACA, celle-ci avait déposé plainte au Procureur et l’affaire aboutit
(ou commence) avec la condamnation en correctionnelle, ce 7 juillet, de la
pharmacienne de l’hôpital. Ce praticien de l’hôpital de Gordes vient d’être
condamnée parce qu’elle n’assurait qu’à mi-temps son métier dans cet hôpital,
ses deux préparatrices ont été également condamnées pour exercice illégal de la
pharmacie parce qu’elles délivraient les médicaments prescrits en l’absence de
cette pharmacienne. Le directeur de l’Hôpital qui avait la responsabilité de
cette « embauche à mi-temps » n’a pas été inquiété.
Pour la première fois, un praticien hospitalier est
ainsi condamné pour ce motif ; l’ensemble des hôpitaux locaux et de
nombreux hôpitaux plus importants en France fonctionnent de la même façon pour
raisons économiques (les budgets étant décidés par l’administration et préparés
par les mêmes DRASS).
En conséquence, le SNPHPU qui est un des syndicats
les plus représentatifs et le syndicat des pharmaciens des plus grands CHU
appelle tous les pharmaciens, qui n’auraient pas les moyens permettant d’ouvrir
leur pharmacie à temps complet, à déclancher une procédure de fermeture
administrative immédiate de leur pharmacie (et par conséquent de l’hôpital)
en informant également les médias. Le SNPHPU fera remonter les demandes au
Ministre afin qu’elle fasse immédiatement cesser cette situation et qu’elle
engage les moyens budgétaires nécessaires à la rémunération à temps plein d’un
pharmacien dans chaque hôpital où les textes prévoient que la sécurité des
patients l’impose. La solution générale à ce problème passe obligatoirement par
la mise en place d’une réponse appropriée des Communautés Hospitalières de
Territoires que devrait mettre ne place la nouvelle Loi.
Le Syndicat engage les « condamnées » à
faire appel et prépare une étude sur la situation générale des carences en
pharmaciens hospitaliers en France entière et la rendra publique.
Le SNPHPU est prêt à d’autres actions destinées à
aboutir à la fermeture de nombreux hôpitaux et cliniques si les postes
correspondants n’étaient pas immédiatement créés.