SYNDICAT NATIONAL DE GERONTOLOGIE CLINIQUE
Réunion du Bureau
le 18 décembre 2008 à Paris
ATTENTION :
L’Assemblée Générale du SNGC se tiendra le 26 Mars 2009
au
Méditel 28 boulevard Pasteur 75015 PARIS
Présents :
Didier ARMAINGAUD, François BONNEVAY, Laure BRAECKMANN, Sylvie DEBRAY-MEIGNAN,
Yolande GRUMBACH, Anne KONRAT, Bruno
LAVERSIN, Christian LE PROVOST, Marie-Dominique LUSSIER, Frédéric MUNSCH, François PIETTE, Bernard
POCH, Elisabeth QUIGNARD, Michel SALOM, Marie-Christine SCHATZ , Alain SEVERIN,
Jean-Marie VETEL.
Excusés :
Alec BIZIEN, Raymond DECHELOTTE, Jean-Luc FANION, Elisabeth HOVASSE, Pierre
LUTZLER, Nicole MOURAIN, Danièle VASCHALDE.
________________________________________________
La séance est
ouverte à 14 heures par le président VETEL.
Le CR du bureau du
22 10 2008 est approuvé, et accessible sur le site du SNGC
1/ Réforme des USLD :
(circulaire 2008/340 du 17 novembre 2008 ci-jointe en annexe)
Des dérives sont
souvent constatées dans les régions, mais il faut rappeler que :
- toutes les
affectations, en terme de nombre de
lits passant de USLD à EHPAD, sont validées par la DHOS, ce n’est pas l’ARH qui
décide de la répartition en région mais directement le ministère+++
- au plan national,
on est aujourd’hui à environ 50% USLD et 50% EHPAD en moyenne pour la partition
en masse globale ; c’est donc mieux que la partition annoncée 30% / 70% , mais c’est très
hétérogène : ainsi, l’AP-HP a
conservé beaucoup de lits d’USLD (environ seulement 10% des lits sont
devenus lits d’EHPAD à Paris).
- la circulaire
annonce de nouvelles coupes PATHOS pour ajuster plus tard les nombres de lits
requis de SLD , mais cela soulève un problème technique de validation
d’éventuelles nouvelles coupes PATHOS en USLD : dans la mesure où il
faut déjà valider beaucoup d’EHPAD chaque année(de l’ordre de 1400/an), dans le
cadre des re-signatures des conventions tripartites (c’est obligatoire) ;or
le nombre de médecins conseils affectés à cette tâche est limité et leur
priorité est donc d’abord les renouvellements quinquennaux…..
En 2009, 1400 EHPAD
seront en coupe PATHOS idem en 2010 puis
en 2011. Il faudra théoriquement ensuite réévaluer tous les
établissements tous les 2 ans (afin
d’ajuster leur budget à l’état des résidents) soit 10000 établissements ce qui fera
5000 établissements à réévaluer par an !
-
pour Les lits d’USLD qui basculent en
EHPAD, les PH restent affectés à ces lits d’EHPAD, mais on signale que parfois,
dans le cadre des filières gériatriques et des pôles , le chef de pôle essaie
de récupérer le PH pour ses autres lits sanitaires court et moyen séjour, en alléguant que des généralistes peuvent
faire le travail dans l’EHPAD sans recourir à un PH.
-
En tout cas la réforme des SLD ne
conduira pas à un déplacement autoritaire dans un autre hopital ou à un
licenciement de PH
2/ Psycho-gériatrie
et Unités cognitivo-comportementales en SSR :
-
De nombreuses questions se posent : entrée
directe ou pas ? quels malades accueillir ? Les malades gravement
perturbateurs ou en souffrance sont à
accueillir avant tout dans ce type d’unités.
-
F. PIETTE fait état d’une étude de besoins, actuellement en cours à Paris, dans le cadre d’un
PHRC : il est prévu pour l’instant
4 unités UCC pour l’AP-HP, mais cela reste à étudier en terme de capacités et
en terme de diversité des situations rencontrées.
-
Il y a 3 types de solutions pour
la prise en charge des malades déments instables dans leur comportement:
·
Les UCC dans les SSR, dans le cadre du
Plan Alzheimer
·
Les unités psycho-gériatriques en
USLD, qui n’existent pas encore : mais le bureau considère que toute USLD
devrait comporter un secteur protégé
·
Les unités Alzheimer en EHPAD
è F.
MUNSCH relate l’expérience des EHPAD de Reims, 900 lits, où on a fait d’une
part des cantous, et d’autre part un pari sur la formation : une EPP sur
la prise en charge non médicamenteuse à
été effectuée, on a formé et encadré les soignants (personnel
volontaire) ; on a pu ainsi pratiquement stopper les neuroleptiques au
long cours
è Y.GRUMBACH trouve qu’au fil du temps cela
devient moins idyllique dans ce type de structures, même avec du personnel bien
formé et motivé et que le recours à du SLD sanitaire est incontournable.
è L’objectif n’est pas forcément « pas de
neuroleptiques », mais plutôt « pas de neuroleptiques au long
cours », car les malades qui ont
des éléments psychotiques au long cours, heureusement minoritaires, ont besoin
de recevoir des neuroleptiques de façon prolongée
è L’intérêt
des UCC en SSR est de pouvoir prendre le temps : de voir l’évolution et de
décider de l’avenir : il faut de l’aval à l’aigu et du temps de répit
è Il
faut donc défendre des filières complètes ;
è Cf
le document en annexe élaboré par POCH
-
La
position du SNGC
est :
-
En
milieu hospitalier de faire valoir et défendre l’intérêt d’ une
filière complète Alzheimer, il faut une
filière ALZHEIMER à
l’intérieur de la filière gériatrique : pas de filière adossée, mais
un secteur spécifique à chaque étape de la filière gériatrique . Il faut donc
aussi mettre l’accent sur la formation psychiatrique des gériatres avec
3 échelons :
-
des
lits « protégés » en CS, des UCC en SSR et, dans les lits d’USLD, 1
unité protégée pour troubles graves du comportement au long cours .
-
Le
reste de la filière hospitalière devant comprendre en outre une consultation
mémoire et un hopital de jour psycho gériatrique
-
EN
VILLE :
des centre de jour (que nous préférerions appeler « accueils
thérapeutiques de jour »), des unités alzheimer en EHPAD et (rêvons un
peu !) une équipe mobile psycho gériatrique pour intervenir ou faire de la
prévention à domicile ou en EHPAD.
-
-
M.D. LUSSIER signale une circulaire du
30.04.2007 relative à la prise en charge de troubles psychiatriques des
personnes âgées qui structurait la filière géronto-psy et est malheureusement
méconnue (circulaire DHOS/02/200/176 du 30.04.2007)
-
Problème des chartes pour les
UCC : il faudrait un vrai cahier des charges
3/ TAA et SSR
a. Textes
SSR sortis cette année : 2 décrets
è Décret
2008-376 du 17 avril 2008, relatif aux conditions techniques de fonctionnement
applicables à l’activité de soins de suite et de réadaptation
è Décret
2008-377 du 17 avril 2008, relatif aux conditions d’implantation applicables à
l’activité de soins de suite et de réadaptation
b. TAA
en SSR
-
Ce que l’on sait : *
il y aura un outil intégré qui permet de mesurer la perte
d’autonomie….mais on ne sait rien de cet outil !
*
il y aura évaluation
hebdomadaire (à la semaine pondérée) et pas seulement à la sortie du
malade comme en CS
-
Ce que l’on ne sait pas :
è quelles ressources seront allouées pour le
handicap ?
è Comment vont être faits les arbitrages pour
le nombre de lits entre les différentes catégories de SSR ?comment l’ARS décidera ? sur quels critères ?
è qu’en
sera-t-il en terme de durée de séjour ?
-
Ce que l’on souhaite :
à Il faut pouvoir garder des pathologies
aiguës après la sortie du CS
à SSR polyvalent / SSR spécialisé :
Modalités
de calcul de la partition. Elles ne sont pas encore définies, mais une
éventualité a été présentée lors d’un groupe de travail du Coter PA en Bretagne :
Le Plan solidarité Grand Age a indiqué qu’il
fallait 1000 à 2600 journées de SSR
gériatrique pour 1000 habitants de plus de 75 ans. En prenant 85% de Taux d’Occupation
moyen. --> 1 lit SSR gériatrique = 365x85%= 310,25. Selon que l’on prend la
borne basse 1000 ou la haute 2600
journées, on obtient de 3,22 (1000/310,25) à 8,38 (2600/310,25) lits de SSR
Gériatrique pour 1000 habitants de + de 75 ans. Il est à craindre que comme pour la partition
USLD/EHPAD, ce soit la borne basse qui soit retenue.
àAttention au projet
de territoire : il faut raisonner sur les territoires et on ne doit pas
rester sur le CHU ou le CH, le projet SSR doit s’étendre aux autres hôpitaux de
proximité ou locaux du secteur : il faut un véritable projet de
territoire, un projet médical de territoire fait par les médecins public et
privé.
à Polypathologique
dépendant ou à risque de dépendance :
donc des 90 pathologies on est tombé
à 12 en SSR, inclusion de critère d’âge, critère cognitif et de dépendance.
4. Le médecin coordonnateur
en EHPAD
le ministère ayant
voulu dès cette année réintégrer les médicaments dans le budget des EHPAD
(mêmes celles en tarif partiel) cela à ipso facto conduit à rouvrir le dossier
du médecin coordonnateur et de son rôle et pouvoir de « régulateur »
des dépenses de médicaments.
Nous avons donc
plaidé pour la résolution préalable du rôle du coordonnateur vis à vis du
généraliste prescripteur avant de réintégrer les médicaments dans le budget.
Une réunion à donc eu lieu au Ministère
à laquelle ont participé J.M. VETEL et MD LUSSIER ainsi que la Fédération des
coordonnateurs, les syndicats de
généralistes et les représentants des directeurs d’EHPAD.
Le débat à porté
sur la fameuse convention que les MG devraient signer avant d’exercer en EHPAD.
Si les syndicats de
MG se sont montrés hostiles à des conventions rédigées par chaque directeur
d’EHPAD, en revanche ils ont accepté de signer une convention qui serait
élaborée au plan national au cabinet du ministre et avec la participation de
tous, qui définirait les règles du jeu, de leur rôle et intervention en EHPAD.
La signature de
cette convention serait donc ensuite obligatoire pour tout MG intervenant dans
une EHPAD.
1. Reste
à élaborer ce modèle de convention
national pour les MG en EHPAD
2. Des
réflexions restent à mener sur les questions de rémunération et de liberté
de choix, sur l’organisation médicale des projets de soins, sur l’élaboration
de la liste de médicaments de l’EHPAD et sur l’attractivité du statut des
médecins coordonnateurs : 3 groupes de travail sont prévus à cet effet.
-
Les médicaments en EHPAD :
Le SNGC va réactualiser « pharma-fiches »
(liste des 160 médicaments essentiels en gériatrie)
en mettant bien en
évidence la DCI et le nom commercial, pour chaque médicament.
5/ Formation PATHOS
et NEW AGGIR :
·
Une
réunion pour les formateurs régionaux PATHOS aura lieu le 10 Février 2009
-
Les diaporamas sont allégés, l’analyse
des données refaite, et les cas cliniques sont réécrits
-
Les recommandations de codage intègrent maintenant les problèmes de nutrition
-
Cette journée de formation est
rémunérée (si si c’est vrai !!!)
-
Il faudra faire remonter à Vétel les dates de formation 2009, car les DRASS
ne le font pas toujours.
·
Cycle
de formation NEW AGGIR :
-
La
formation des 7 formateurs nationaux aura
lieu le 23 janvier 2008.
Chacun sera responsable de 3 régions.
-
Puis il y aura 1 formation par région avec 6 référents
départementaux de chaque département de la région : 1 gériatre + 1cadre de
santé + 2 personnes du CG + 1personne de la DDASS + 1 personne de la CRAM
-
Les conseils généraux rendront
obligatoire la formation NEW AGGIR pour chaque EHPAD en exigeant (comme
l’Assurance maladie pour PATHOS) une attestation de présence des coordonnateurs
et de l’infirmier(ère) référent (te) de
chaque EHPAD aux formations départementales.
6 / CS non remboursé par l’assurance maladie
Un recours en
conseil d’état est envisagé par le SNGC, si l’Assurance maladie ne bouge pas.
Actuellement on peut
être reconnu comme spécialiste gériatre dans le fichier des professionnels de santé GIP-CPS = carte de professionnel de santé pour
télétransmettre comme spécialiste gériatre
Un spécialiste libéral ou un centre de santé est
reconnu par le GIE SESAM VITALE comme ayant la spécialité de gériatrie dès lors
que le passage du statut « généraliste » à « spécialiste »
a été vérifié auprès du GIE SESAM VITALE et CPAM par courrier avec envoi
du diplôme (validation des acquis).
Le GIE SESAM
VITALE intègre bien dans ses bases la spécialité 34 (depuis ce
printemps), donc les logiciels de télétransmission génèrent des Feuilles de
Soins Electroniques =FSE en spécialité gériatrique
MAIS
Les CPAM rejettent ces FSE car leurs fichiers internes ne reconnaissent
pas la spécialité 34. Il s’agit de ce qu’ils appellent « les chaînes de traitement »
et ces fichiers sont propres aux CPAM et maintenus par leur service
informatique.
Donc
deux solutions actuelles, non
satisfaisantes :
1. soit feuille de
maladie à la main avec le N° 34 d’un médecin reconnu comme gériatre
2. soit par
télétransmission, il faut prendre la lettre-clé N°9 (qui est en fait celle de
la médecine interne). Dans la mesure où il s’agit d’un
« détournement » de lettre clef, il est conseillé d’obtenir de votre
CPAM un écrit demandant de pratiquer comme cela.
Conclusion : On
veut télétransmettre avec notre lettre clef 34 sinon recours au conseil d’état
7/ Questions
diverses :
1.
Prix des formations des paramédicaux
Il est fait depuis
quelques années un constat d’un manque prévisible de professionnels IDE et A.S
dans les prochaines années dans nos services. La formation des A.S pose un réel
problème car il existe de nombreux cas dans chaque département et dans chaque
région, mais en règle générale on est forcé de constater que le coût de la
formation A.S est parfois très lourd et trop onéreux. Le Docteur LAVERSIN
évoque de nombreux cas où les jeunes personnes motivées par la profession d’A.S
doivent avoir 1 ou 2 ans de mise à niveau pour un coût d’environ 175 euros/mois
ce qui fait pratiquement 3000-3500 euros auxquels s’ajoute en école (de la Croix Rouge par exemple) des frais de
scolarité de 3500euros/an pour l’année de formation, ce qui fait 7000-7500
euros en tout pour des étudiants qui n’ont pas d’aide directe, l’ensemble de
ces coûts étant à leur charge. Pour un certain nombre, cette formation se
trouve couteuse ; parfois cette formation entre dans une formation
continue pour des personnes déjà employées, notamment A.SH par exemple, ou
selon les départements et la région il existe des aides au niveau du Ministère
de l’Emploi ou des aides directes des Conseils Généraux ou des Conseils
Régionaux ; néanmoins le S.N.G.C doit s’élever contre ces coûts qui
apparaissent prohibitifs pour un certain nombre de personnes, alors qu’en
comparaison une inscription en faculté, même de médecine, ne coûte que quelques
centaines d’euros/an.
2.
Le 5è risque :
Nous sommes dans
l’attente des dernier arbitrages avant que le texte ne passe devant l’assemblée
puis le sénat
A
priori ce qui devrait être décidé :
-
Avec moins de 150 000* de patrimoine, pas de problème, APA versée en
totalité
-
si le patrimoine est > à cette somme ce qui vient vite avec les prix de l’immobilier, 2
possibilités :
-
soit la personne accepte un recours
sur succession à son DC, elle reçoit l’APA pleine (et recours plafonné à 30 000
euros, c‘est à dire que le CG se rembourse au décès au maximum de 30 000 euros)
-
soit la personne refuse le recours sur
succession , elle touchera alors seulement 50% de l’APA
è Effet
pervers : les gens ont peur du
recours sur succession (cf échec de la PSD qui avait déjà un recours sur
succession) et vont donc massivement prendre l’option 50% d’APA mais cela risque de favoriser le travail au noir
= régression
Quoi
qu’il en soit l’important c’est déjà la qualité du plan d’aide+++ qui doit être
élaboré en « requis »(comme PATHOS)
sans se censurer avec les
aspects budgétaires….ce qui est trop souvent le cas actuellement.
La
prochaine réunion du Bureau aura lieu le 13 Février 2009 à la Collégiale, 33
rue du Fer à Moulin à Paris 75005.