HAUT CONSEIL DE SANTE PUBLIQUE  recommandations actualisées  de vaccination antigrippale H5N1

 

 le HCSP recommande de vacciner en priorité les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, en commençant par ceux qui sont amenés à être en contact fréquent et étroit avec des malades grippés ou porteurs de facteurs de risque ainsi que, par ordre de priorité:


- au premier niveau, les femmes enceintes à partir du début du deuxième trimestre, les nourrissons âgés de 6 à 23 mois avec facteur de risque, l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois
- au deuxième niveau, les sujets de 2 à 64 ans avec facteur de risque


- au niveau 3, les sujets âgés de 65 ans et plus avec facteur de risque, les nourrissons âgés de 6 à 23 mois sans facteur de risque


- au niveau 4, les sujets âgés de 2 à 18 ans sans facteur de risque


- et au niveau 5, les sujets âgés de 19 ans et plus sans facteur de risque.

A ce jour, le HCSP estime que la balance bénéfices/risques est en faveur du démarrage de la vaccination en commençant par les professionnels de santé et les populations identifiées en priorité 1.

"une incertitude demeure sur le risque potentiel de sévérité accrue de la grippe pandémique A(H1N1) en période hivernale dans les pays de l'hémisphère Nord du fait d'une cocirculation virale avec le virus respiratoire syncytial (VRS), les parainfluenzavirus et le rhinovirus", commentent les experts.

En ce qui concerne les sujets âgés de 65 ans et plus, la plus faible incidence de grippe A(H1N1), malgré une létalité importante, fait qu'à ce jour cette population contribue très faiblement aux décès. "Cependant, la cocirculation de plusieurs agents infectieux au moment du pic de la pandémie (pneumocoque, VRS...) pourrait conduire à une mortalité accrue dans cette tranche d'âge entraînant une modification des priorités de vaccination", ajoutent-ils.

Le HCSP apporte des précisions sur les facteurs de risque de complications, par rapport à son précédent avis. Toutes "les maladies métaboliques à risque d'être décompensées par une infection aiguë".
Il précise pour les patients présentant "des manifestations systémiques touchant un organe central avec un risque théorique de réactivation (vascularites systémiques, périartérite noueuse, lupus érythémateux aigu disséminé, sclérodermie généralisée évolutive, sclérose en plaques)", soit les affections de longue durée (ALD) 21 et 25.

 (Avis du 2 octobre, actualisation de l'avis relatif aux recommandations sur les priorités sanitaires d'utilisation des vaccins pandémiques dirigés contre le nouveau virus grippal A(H1N1), 16 pages, www.hcsp.fr)