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Rev Méd Interne 2009 ; 30 :
393-400 Accidents
iatrogènes médicamenteux chez le sujet âgé hospitalisé en court séjour
gériatrique : étude de prévalence et des facteurs de risques. M. Cecile, V. Seux, V. Pauly, S.
Tassy, O. Reynaud-Levy, O. Dalco, X. Thirion, J. Soubeyrand and F. Retornaz Cette étude rétrospective, monocentrique
inclus tous les patients âgés de 65 ans et plus admis dans le service de
médecine interne et gériatrie du CHU de Marseille (Sainte-Marguerite) pendant 2
ans (entre le 1/01/2003 et le 31/12/2004) sans critères d’exclusion. Sur ces
823 patients ont été notifiés tous les accidents iatrogènes médicamenteux
(AIM) qu’ils soient à l’origine de l’hospitalisation ou bien qu’ils
soient survenus au décours de leur admission pour un autre motif. L’évaluation
gériatrique standardisée est systématique. Deux groupes sont individualisés
selon la survenue ou non d’un AIM. Ainsi 112 patients (13.6%) âgés de 82+/-7.5
ans ont présenté 144 AIM. D’après les paramètres de l’évaluation gériatrique
standardisée, il y avait significativement plus de syndromes dépressifs
(p = 0,001), plus de patients à risque de malnutrition
(p = 0,007) et plus de troubles de la mobilité (p = 0,002)
dans le groupe de patients ayant présenté un AIM en comparaison à celui des
patients n’ayant pas présenté d’AIM. Il n’y avait pas de différence concernant
le statut fonctionnel, les déficits neurosensoriels, la pathologie démentielle
et l’existence d’une altération de la fonction rénale (les patients souffrant
pour la plupart d’insuffisance rénale chronique) dans les deux groupes. Les
médicaments les plus fréquemment incriminés étaient les médicaments
cardiovasculaires (antihypertenseurs et anti-arythmiques, 23,2 %)
diurétiques (15,2 %), antithrombotiques (8,9 %), les psychotropes
(17,9 %) et les anti-infectieux (17 %). Les principaux symptômes
étaient l’hypotension orthostatique (14,6 %), les troubles digestifs
(12,5 %) et les troubles neuropsychiques (10,4 %). Cette étude confirme l’importance du
risque iatrogène dans la population âgée, souligne le rôle du gériatre dans la
« révision » des ordonnances des patients suivis et l’importance de
la balance bénéfice /risque lors des prescriptions médicamenteuse. Sans doute,
biais de recrutement, les patients les plus à risque ne sont dans cette étude
les patients déments. Ils sont peut-être plus régulièrement suivis par des
professionnels de santé sensibles au risque iatrogène … (texte extrait du PBGG Commentaires élaborés
par Isabelle BEREDER, Nice) |