SYNDICAT NATIONAL DE GERONTOLOGIE CLINIQUE

SNGC

 

Compte rendu de la réunion de bureau élargi du SNGC  

(Membres du bureau et chargés de mission) 

Du 24 mars 2010

 

 

Etaient présents :

Michel SALOM, président et conseiller technique auprès de la FEHAP ; Christian LE PROVOST et Elisabeth QUIGNARD, vice-présidents ; Bruno LAVERSIN, trésorier ; Anne KONRAT, secrétaire générale ; Anne DAVID-BREARD, secrétaire générale adjointe ; Vianney BREARD, conseiller technique auprès de la FHF ;  Didier ARMAINGAUD, conseiller technique auprès du SYNERPA ; Nicole JACQUIN-MOURAIN, conseiller technique auprès de la FFAMCO ; François PIETTE, conseiller technique auprès du collège des enseignants et universités ; Bernard POCH, conseiller technique chargé de la psychogériatrie ; Alec BIZIEN, conseiller technique délégué auprès des centrales syndicales ; Yves PASSADORI, membre du conseil d’administration.

 

Excusé

François BONNEVAY, trésorier adjoint

 

 

 

Rapport Jeandel/Maubourguet/Lion

Michel Salom et Bruno Laversin rendent compte de la réunion de concertation ayant eu lieu le 22 mars 2010 au secrétariat d’état aux personnes âgées à propos du rapport Jeandel Maubourguet Lion. Les positions du SNGC sont validées par le bureau :

Cf annexe N°1

 

 

Hôpitaux de Jour

Bernard Durand Gasselin est nommé conseiller technique chargé des hôpitaux de jour

 

 

Gériatrie libérale :

Le Président Michel Salom missionne Nicole Jacquin-Mourain et Christophe de Jaeger, membres du conseil d’administration, pour faire un état des lieux

Cf annexe N°2

 

 

MAIA
Yves Passadori, membre du conseil d’administration, fait un point sur les MAIA et leur articulation avec les réseaux : elles devraient être le lieu d’organisation des prises en charge multidisciplinaires des situations complexes. Le SNGC souhaite qu’elles puissent être adossées à des structures sanitaires du fait de la complexité des situations. Yves Passadori préparera avec Elisabeth Quignard un dossier sur le sujet. Ils seront missionnés pour les résultats de l’expérimentation

 

 

 

 

5ème risque :

La position du SNGC est discutée : le SNGC souhaite que, autant que faire se peut, on tende vers un financement par mutualisation. Tout plan d’aide correctement écrit doit être correctement financé. Les assureurs doivent utiliser des outils validés et non leur propres grilles.

Voir annexe N°4 : Note sur la place possible des assureurs dans le  financement du 5ème  risque (Jean Marie Vetel)

 

 

Collège Professionnel des Gériatres Français

Un séminaire du CPGF aura lieu les 28 et 29 mai sur les métiers de la gériatrie, auquel les membres du bureau pourront assister

 

 

Le livre blanc de Gériatrie :

Le SNGC y participera sous forme d’encart  sous les propositions, indiquant la position du syndicat sur chacun des sujets abordés. Les membres du bureau sont invités à proposer des thèmes et de trouver des rédacteurs pour chacun des thèmes. Ce sujet sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion de bureau.

 

 

Représentation du SNGC auprès des ARS

Les membres du bureau désigneront pour chaque région des adhérents qui seront les porte-paroles du SNGC. Une liste sera fournie aux ARS.

 

 

Fin de la réunion à 17 heures

 

 

La prochaine réunion, du bureau uniquement (sans les  conseillers techniques)

aura lieu le 27 mai 2010 à Paris.

 

Ordre du jour :

 

Réforme de la tarification des EHPAD

Organisation d’un séminaire sur la loi HPST

Choix de sujets pour le livre blanc

Nominations aux ARS

Divers

 

 

 


Annexe N° 1

 

Compte rendu de la réunion de concertation tenue au Secrétariat d’Etat le 22 mars 2010 à propos du rapport Jeandel/Maubourget/Lion

 

Participants :

Secrétariat d’état aux personnes âgées

Fédérations de directeurs d’EHPAD

FEHAP
FHF
Représentants des médecins libéraux et des kinésithérapeutes libéraux

FFAMCO

 

 Pour le SNGC : Bruno Laversin, trésorier / Michel Salom, président

 

 

Objet du rapport Jeandel/Maubourget/Lion :

Préparer un décret concernant

-           les relations du médecin coordonnateur avec l’établissement et les praticiens libéraux d’une part, la relation entre les praticiens libéraux et l’EHPAD d’autre part.

-          Intégrer les tâches nouvellement définies aux fonctions actuelles du coordonnateur

 

Il est à noter que le SNGC a reçu, avant la réunion, le contrat type entre praticien libéral et établissement. Malheureusement il n’a pas été destinataire des projets de décrets relatifs aux fonctions du médecin coordonnateur qui ont été découverts en réunion.

 

Depuis 1999, est prévu un contrat entre les libéraux et les établissements : il est fait obligation pour tout médecin de signer un contrat pour pouvoir intervenir dans un EHPAD.

-          mais lourdeur pour le médecin généraliste qui n’a qu’un ou deux patients dans l’EHPAD et qui doit quand même avoir connaissance de tous les projets de soins, de vie, filières et réseaux de l’EHPAD, etc.

-          aucune rémunération n’est prévue pour permettre aux médecins libéraux de prendre connaissance de ces projets, ni pour qu’il se forme aux bonnes pratiques gériatriques (formation pourtant  recommandée dans ce contrat)

-          par contre une rémunération est prévue pour que les libéraux participent à la commission annuelle de coordination entre libéraux et établissement, qui serait prise sur le budget global (abondement prévu par le secrétariat d’état pour cela)

-          ce contrat n’implique pas d’  «obligation » pour celui qui le signe : le terme utilisé dans le texte est « prise en compte ». Or s’il n’y a pas d’obligation, un contrat n’a pas de sens !

-          le médecin coordonnateur met à la disposition du libéral de l’information et de la documentation.  Cela semble indiquer que, de fait, est établie une hiérarchie de compétence entre médecin coordonnateur et médecin traitant, hiérarchie qui risque d’être mal vécue par les libéraux

-          Il est regrettable qu’il ne soit pas indiqué de façon précise dans ce contrat le mode de rémunération des libéraux. Les textes qui en traitent sont le code de la famille et de l’aide sociale. Le sentiment de certains professionnels est que les établissements risquent de réduire les honoraires des libéraux, et menacent de ne plus intervenir dans les EHPAD si tel était le cas.

 

 

 

La résiliation du contrat est la question la plus épineuse :

-          Il est prévu une négociation amiable avec un représentant de l’EHPAD (il n’est pas précisé qui), et un représentant de l’Ordre des médecins (dont le rôle est de prendre position à propos de déontologie - et non pas de bonnes pratiques…)

-          Les modalités de dénonciation ne sont pas prévues : risque de judiciarisation en cas de perte de clientèle

-          Le secrétariat d’état semble penser qu’en cas de conflit il suffira à l’EHPAD de ne plus rémunérer le praticien. Risque pour les directeurs d’EHPAD de se retrouver dans des situations inextricables…

-          Mais de toute façon, rien n’empêche aujourd’hui un médecin libéral de venir quand même voir son patient et d’être rémunéré à l’acte !

 

Une commission de coordination gériatrique réunissant directeur, médecin coordonnateur, pharmacien, cadre de santé, psychologues, libéraux.

-          il était prévu que ce soit le médecin coordonnateur qui la préside. Les directeurs y sont opposés car cette commission leur paraît de leur responsabilité. Ils estiment également qu’elle ne devrait pas apparaître dans le rapport fait au conseil d’administration.

-          Or cette réunion, traitant d’organisations médico-techniques, devrait être présidée par le médecin coordonnateur, seul ayant des compétences en la matière.

 

La position du médecin coordonnateur dans l’organigramme de l’établissement fait débat.

-          certains médecins coordonnateurs sont en difficultés avec les cadres de santé étant donné leur position non hiérarchique. Or les cadres de santé bénéficient le plus souvent d’un temps de présence bien supérieur dans l’établissement et sont en situation d’organiser les soins à leur manière. Or les médecins coordonnateurs sont formés aux pratiques gériatriques. Leurs prescriptions en matière de qualité de soins doivent êtres suivies.

-          Il est question que les médecins coordonnateurs puissent prescrire en cas d’urgence ou de risque sanitaire exceptionnels. Ils pourraient également prescrire des anticholinestérasiques.

 

Le temps de travail du coordonnateur  est prévu en fonction du nombre de lits de l’EHPAD. Les missions du médecin coordonnateur ont augmenté : coupe PATHOS, risques sanitaires, etc.  Le ministère a se propose donc d’augmenter le temps prévu :

-          moins de 45 places : 0,25 ETP,

-          de 45 à 59 : 0,30 ETP,

-          de 60 à 99 : 0,50 ETP,

-          de 100 à 199 : 0,60 ETP

-          et au-dessus de 200 : 1 ETP.

Cela coûtera  55 millions d’euros en plus. Mais cette mesure ne prend pas en compte le fait qu’une partie du travail du médecin coordonnateur n’est pas proportionnel au nombres de lits : la prévention des risques sanitaires par exemple.

 

La formation du médecin coordonnateur a également été discutée, avec l’accent mis sur la formation au management. Le SNGC propose que le diplôme de médecin coordonnateur corresponde à la première année de la capacité de gérontologie .

 

Les positions du SNGC, discutées par le bureau lors de la réunion du 24 mars 2010 :

 

Le SNGC estime que ce contrat expose correctement les attendus de la relation entre libéraux et EHPAD

 

 

Mais le contrat type n’impose aucune obligation aux libéraux et ne permet pas au médecin coordonnateur d’imposer les bonnes pratiques. Cela n’est pas acceptable : tout contrat doit prévoir des obligations mutuelles et des sanctions en cas de non-respect.

 

Le SNGC souhaite que les EHPAD puissent faire appel

-          soit à des praticiens payés à l’acte

-          soit à des médecins prescripteurs salariés – qui peuvent être des libéraux payés à la vacation : certes la question du libre choix du praticien pose problème mais en revanche la notion que l’EHPAD est un domicile n’a plus de sens : on ne peut parler de domicile lorsque les soins requis obligent les soignants à intervenir plusieurs fois par jour dans les chambres des résidents… Si une personne âgée ou sa famille choisit un EHPAD, il fait aussi le choix du médecin salarié de l’EHPAD.

Chaque EHPAD peut ainsi choisir la formule qu’il souhaite : rémunérer les praticiens libéraux à l’acte ou faire appel à un médecin salarié, en fonction du type de budget (salarié si budget global), de la démographie médicale du lieu, etc.

 

 

Le SNGC agréée au renforcement de la mission de coordination vis-à-vis des libéraux au travers de la Commission de Coordination Gériatrique où seraient discutés les projets de soins, la liste des médicaments, le dossier de soins, le rapport d’activités, où pourraient se produire des échanges relatifs aux bonnes pratiques. On y discuterait soins et on pourrait appeler cela « Commission des thérapeutiques ».

 

 

 

 


Annexe N°2

 

 

 

SYNDICAT NATIONAL DE GERONTOLOGIE CLINIQUE

SNGC

 

 

Président : Michel SALOM

Centre de Gérontologie Léopold Bellan

78200 MAGNANVILLE

( 01.30.98.19.19 / 06.98.07.34.34

FAX : 01.30.98.19.60

Mail : pressngc@orange.fr

Vice Président : Christian LE PROVOST

31, rue du 10ème RA

56000 VANNES

Mail : sn.gc@wanadoo.fr

Vice président : Elisabeth QUIGNARD

Mail : equignard.regeca@orange.fr

 

 

 

Lettre de mission pour le Docteur Nicole Jaquin-Mourain, gériatre, membre du conseil d’administration et conseiller technique du Syndicat National de Gérontologie Clinique.

 

 

La gériatrie libérale s’installe très progressivement en France. Quelques collègues, dans le cadre de consultations mémoire ou polyvalentes en libéral ou en Clinique, tentent de porter l’expertise gériatrique en ville. Un certain nombre d’entre eux font part au Syndicat de leurs difficultés d’exercice qui se résument à un rapport gain/ temps consacré, inadéquat avec l’exercice spécialisé. D’autres, après contrôle par la Caisse Primaire d’Assurance maladie, se voient demander des remboursements de sommes réputées indûment perçues. Donc au moins deux questions se posent : La rétribution du temps à consacrer à une consultation longue, et la clarification dans la cotation des différents actes qui en découlent  pouvant être réalisés en une ou plusieurs séances.

 

Nos autorités de tarification et de contrôle ont tergiversé quant à l’attribution d’une lettre-clé spécifique à la gériatrie pour semble-t-il des raisons d’informatique, mais après trois ans d’attente, on peut plutôt penser à une absence de volonté de la puissance publique de voir évoluer la pratique libérale. Par ailleurs, l’absence de compréhension de ce qu’est cette médecine lente à l’usage de personnes de plus de 70/75 ans, polypathologiques, fragiles, tant au plan physique que psychologique ou social, requérant une expertise forcément longue, multisystémique, débouchant elle-même sur un ordonnancement tant médicamenteux que psychosocial, fait que la pratique de l’exercice à l’acte telle qu’elle est organisée aujourd’hui, n’est pas adaptée.

 

 Avant que de poser la question politique de savoir si les citoyens veulent ou non une gériatrie en ville, et il appartiendra aux autorités d’Etat de répondre à cela, il convient que le Syndicat fasse un état des lieux :

1°) de l’ensemble des actes qui peuvent être cotés,

2°) de leur cotation réelle avec remboursement et donc de la possibilité de vivre de son art en l’état.

 Il conviendra de réfléchir sur comment coter ce qui ne l’est pas aujourd’hui afin de faire des propositions en intégrant la notion de prévention.

 Muni de toutes ces informations de porter la position de la profession, auprès des autorités politiques et de tarification et de contrôle.

 

Je te remercie d’accepter d’être chargée de mission pour cette question au nom du Syndicat National de gérontologie clinique. Bien évidemment, nous travaillerons ensemble tout au long de cette mission afin de te servir d’appui, tant matériel (remboursement des frais de mission occasionnés) que d’accompagnement aux rendez-vous qui le nécessiteraient.

Nous écrirons à la fin de ce travail un article reprenant la position du SNGC qui pourrait faire l’objet, soit d’une publication dans nos organes professionnels, soit dans le cadre du livre blanc actuellement en réflexion et qui sera le support de nos revendications.

 

Je suis à ta disposition autant que tu le jugeras nécessaire.

 

Très amicalement à toi.

 

 

 

Docteur M. SALOM

 


 

 

Note sur la place possible des assureurs dans le  financement du 5émé risque

Dr Vétel

 

1/Climat : Pour le moment de la part des diverses associations gérontologiques, fédérations et syndicats, sans oublier le grand public, il existe un rejet massif du recours obligé aux  assureurs dans leur participation au financement du 5émé risque.

Pourquoi ? Tous les professionnels savent que  les actuels contrats d’assurances dépendance sont pour le moins « inadaptés » :

- Contrats incompréhensibles pour les souscripteurs

- Primes quasi jamais versées car conditions draconiennes (prime réservées aux seuls Gir 1 et 2 ou autres critères fantaisistes), évaluation de  la perte d’autonomie faite par le payeur qui est  juge et partie et de plus non formé à l’évaluation AGGIR+++.

- Primes lorsqu’elles sont versées pas forcément utilisées pour compenser la perte d’autonomie, en tout cas pas toujours à bon escient.

 

2/En conséquence : Si les assureurs veulent espérer être acceptés dans ce domaine par les professionnels  et derrière par le grand public (20 millions de souscripteurs à la place des 2 millions actuels) il faut que les contrats changent du tout au tout sur le fond et la forme afin que l’image de marque des assureurs-dépendance retrouve une certaine crédibilité auprès du public.

Cela mérite quelques sacrifices…Aux pouvoirs publics de fixer les règles du jeu.

 

a /Sur le fond : Il faut d’abord un bon plan d’aide REQUIS établit par le seul Conseil Général et ses professionnels de l’évaluation dont c’est la mission (sans auto censure budgétaire).

Le financement de ce plan vient ensuite, et les assureurs doivent intégrer le tour de table des multiples financeurs : Conseil général(APA), Assurance Maladie (pour le sanitaire), caisses de retraites, la personne sur ses éventuels biens personnels, Assureurs enfin.

 

b/Sur la forme :

- Il faut un « contrat type » compréhensible élaboré par l’Etat.

-         Disparition des divers outils d’évaluation et d’attribution fantaisistes et auto évalués par les assureurs. L'universalité (donc l'unicité) de l'outil d'évaluation est la clé d'une continuité "public-privé".Il faut imposer une grille unique et il y a deux façons de faire :

 - soit par voie réglementaire, et seuls les contrats de droit privé qui acceptent de se plier à l'évaluation par le Conseil général, sur la base d'AGGIR, bénéficient de l'aide fiscale d'Etat. C'est facile ; mais ça coûte de l'argent.

- soit par adhésion spontanée des assureurs : car un contrat qui se "déclenche" en même temps et aux mêmes conditions que l'aide publique, c'est plus intéressant pour l'assuré. Donc il a plus de chances d'être souscrit.

Mais les assureurs ne le proposeront que s'ils ont confiance dans AGGIR. D'où la question : ne peut-on pas intégrer une représentation des assureurs privés dans la "gouvernance" d'AGGIR, dans les processus de formation, dans les processus d'évaluation permanents de l'outil, de pilotage du travail des conseils généraux, qu'il faut de toutes façons mettre en place ?

Le"partenariat public-privé",  passe par des formes de co-pilotage ou de co-gouvernance des outils communs, au premier rang desquels les outils d'évaluation. Sachant que ce co-pilotage ne veut pas dire co-décision. In fine, la grille AGGIR doit rester réglementaire. C'est tout son processus de mise en oeuvre, d'évaluation et d'amélioration technique qui doit être partagé.

c/ Au final: C’est le GIR évalué par le Conseil Général qui doit fait foi, les assureurs (comme la personne) peuvent demander une expertise (conditions à définir) s’ils contestent le girage du Conseil Général….

- Les primes sont calculées en fonction de tous les  GIR du GIR 1 à 5 et servent à financer des prestations du plan d’aide, ce que les pouvoirs publics vérifient.