|   | difficulté du médecin coordonnateur: trop de statuts différents, trop de motivations différentes avec des investissements très variables au sein des établissements, dévalorisation du diplome de gériatre- même parfois spécialiste - sans droit à la prescription;
main -mise de certains hopitaux sur les EHPAD du territoire de santé par le biais de conventions: que restera-t-il au médecin traitant ? c'est un problème philosophique, veut-on garder le libre choix du médecin? pourquoi pas n'avoir que des gériatres ,c'est-à dire des capacitaires, comme médecin coordonnateur et médecin traitant ;il faut que ce soit clair.trop d'intêrets sont en jeu.bien cordialement DG |
|   | Bonjour,
J'ai lu avec intérêt votre article qui présente de façon claire les interactions au milieu desquelles le médecin coordonnateur se situe.
Un point toutefois n'était pas vraiment abordé, celui de l'action du médecin coordonnateur à l'égard des résidents : doit-il être leur médecin traitant ou doit-il (est-ce à lui de le faire ?) tout mettre en oeuvre pour refuser cette fonction et faire en sorte qu'un médecin libéral soit choisi ? (question subsidiaire : compte-tenu de l'hémorragie de médecins génénralistes - passer de 50000 à 25000 en 12 ans -, cela risque de plus en plus d'être difficile). Que faire en cas d'urgence ou plus exactement dans le cas où un résident ou sa famille estiment que c'est le cas ? Ce point, me semble-t-il est toujours plus ou moins rester dans l'ombre à moins que je n'aie loupé un épisode.
Je constate malheureusement, tout comme vous si je vous ai bien comprise, que depuis 10 ans la situation n'a en rien véritablement progressé et que la seule "aide" à laquelle un médecin coordonnateur peut espérer est celle que propose le Conseil de l'Ordre par les observations qu'il peut faire à propos du contrat de travail et qu'il charge le médecin coordonnateur de transmettre au Directeur de l'EHPAD. Pour démarrer avec tact et diplomatie une relation avec celui-ci, il y a parfois mieux.
Bien Cordialement,
Philippe Coucke |